Illustration de Yannick Souleil

Les Fourberies de Covid 19



J’étais pourtant bien né, un jour de Saint Parfait,

Attendant ma retraite avec Pâques au balcon,

Mais échiné par ce mal barbare, c’est con-

finé que tout s’est muté, futur imparfait.



Car au fil du temps de la grippe espagnole,

De Zika, en passant par les H uns N uns,

Depuis la peste noire, Attila et ses Huns,

Le monde a vécu toute la farandole !



Les frontières, depuis Tchernobyl si fermées (!)

N’ont pas su protéger les pays, les régions,

Et l’Europe, l’Asie, au fond ne sont légions

Que de ces pauvres protections bien mal armées…



Celui-ci a pour nom le Corona virus,

Et loin d’abreuver les soiffards de sa bière,

Préside seul à toutes ces mises en bière

De ceux qui le consomment, malgré eux, mordicus…



Quand l’homme se met à vouloir déraisonner,

Modifier Nature et inventer la pomme,

Celle-ci sait alors, avec pépins, comme

à la création, le remettre à bouffonner !



Alors, de tous ces maux de mondialisation,

Sachons donc revenir, avec humilité,

A nos besoins locaux de grande utilité,

Sans engrais, ni Greta : à localisation…



Malgré barrières et distanciation, social

l’homme sort du troupeau, se retrouve en harde

Pour redevenir un loup pour l’autre : hagarde !

Ou dans un nid douillet, procréer : filial…



Finies les réunions, mais trop d’écrans : présents ?

de la chaise au balcon, acclamons les voisins,

Soignants, tous ceux du front, et les petits malins

Qui tissent la toile du lendemain : absents …



Dans toute cette crise il y a les perdants,

Mais sachons comme toujours revoir nos valeurs,

Et ajouter au titre de ces grands malheurs,

Un nouveau chapitre pour en finir gagnants.



Rolle

18 avril 2020



Gilles-Guy de SALINS



Son dernier opuscule :

« Une Ephéméride, un effet : mes rides, écrits dits vers au fil des lieux et du temps » est publié chez Pamplemousses Editions
Il a été primé par l’Académie poétique et littéraire de Provence au titre de son Grand concours littéraire du monde francophone 2019.