L’Élysée dans tous ses états

À l’occasion de la prochaine élection présidentielle, nous nous sommes intéressés à la vie élyséenne des vingt-cinq présidents de la République qui, depuis 1848, se sont succédé rue du Faubourg-Saint-Honoré.

 

Les jardins du palais de l’Élysée au milieu du XVIIIe siècle © Agostini Editorial, Flickr

 

Sous l’Ancien Régime, l’hôtel d’Évreux est à l’origine élevé en pleine campagne et achevé en 1718. Ce n’est que le 20 décembre 1848 qu’il devient la résidence officielle du Président de la République, attribué à Louis-Napoléon Bonaparte. En piteux état, des travaux importants sont engagés avec une redistribution des communs et la restauration de l’aile, côté avenue de Marigny. En janvier 1852, la France redevenue l’Empire et son président l’empereur Napoléon III, les Tuileries sont préférées à l’Élysée, qui retrouve en 1871 sa vocation présidentielle avec Adolphe Thiers.

 

À chaque président, le palais évolue. Grévy fait construire en 1880 un jardin d’hiver et tire les premières lignes téléphoniques, Sadi Carnot, la salle des fêtes, en vue de l’Exposition universelle de 1889 et Loubet la grille du Coq, sur l’avenue Gabriel. On doit à Fallières le premier ascenseur, à Poincaré le chauffage central et l’électrification définitive de tous les bureaux. Deschanel fait installer la première salle de bains, Millerand, la marquise de la façade. Auriol retire l’horloge placée au fronton et supprime la chapelle du milieu de l’aile gauche, à laquelle personne n’avait osé toucher, pour la remplacer par la salle du service de presse. Coty en restaure le chœur.

 

Le général de Gaulle installe son bureau dans la pièce centrale du premier étage, l’ancien salon de madame de Pompadour. Il fait réaménager sommairement les appartements privés, situés au premier étage dans l’aile gauche du palais (rue de l’Élysée). Mais pour y accéder, le Président doit traverser l’ancienne salle de bains de l’impératrice Eugénie, dont on a recouvert la baignoire d’une banquette. Innovant, Georges Pompidou demande à l’artiste Agam d’aménager l’antichambre des appartements privés, décor que fait démonter Valéry Giscard d’Estaing (le salon est exposé à Beaubourg). Ce dernier installe un PC de commandement du feu nucléaire dans un abri qu’avait creusé Albert Lebrun. François Mitterrand fait percer de hautes fenêtres dans la salle des Fêtes, côté parc, pour qu’entre la lumière. Une vaste pièce qu’Emmanuel Macron vient de restaurer apportant une dernière pierre à la grandeur de l’édifice républicain.

 

 

 

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