« Le mariage en fête »
La fête aurait-elle oublié son rendez-vous avec la joie et le bonheur ?
Sûrement pas.
Sûrement pas.
Certes, un peu boudé ces dernières années, le mariage est une belle occasion et une belle excuse de la faire revivre. Mais le décor a changé. Si les années 1980 ont américanisé, parfois à l'extrême le mariage, aujourd'hui, une nouvelle notion de faire la fête semble avoir cours. Certaines familles choisissent de se tourner vers le mariage à la française, très conventionnel avec un parfum un peu nostalgique du passé : d’énormes robes de moire antique voilée de dentelles anciennes, de somptueuses capelines, la sortie solennelle avec les grandes orgues : la calèche est parfois présente, adieu la Rolls. D'autres préfèrent un mariage peut-être un peu plus fantaisiste, disons à l’anglaise, sur des thèmes historiques, médiévaux, Victoriens ou début de siècle. Merci Shakespeare pour cette approche plus intellectuelle, décadente et ludique de la fête ! Mariage à la française ou à l’anglaise. Peu importe, la notion de fête fait désormais la part belle à l’improvisation, à la liberté individuelle, à l'expression de chacun. Finis les grands spectacles pour épater les voisins.
La fête est plus intimiste, pour des gens que l'on aime. Elle est réservée à son clan.
Un clan qui lui aussi a changé de tenue. Dans les années 1980, les mères et les belles-mères se sont un peu trop cru au prix de Diane ou à Bagatelle. Eux, ces messieurs, restaient immuables, impeccables et ennuyeux. La mariée hésitait entre la copie de la couturière de Versailles et la robe du final du grand couturier d'il y a trois ans.
Les enfants étaient souvent ce qu’il y a de plus réussi. Et ceci, à la ville comme à la campagne ! « Aujourd'hui, J'apprécie ce retour à la tradition bon-ton », confiait Christian Lacroix. « J’aime cette nostalgie un peu discrète de Mort à Venise pour les femmes, des mariées qui utilisent des voiles de familles sur des robes comme sorties d’un grenier intemporel, des hommes et des enfants parfaits de tradition. À l’extrême, pourquoi pas un retour au style mariage royal comme ceux vécus dans nos monarchies européennes.
Tradition certainement, mais on va peut-être un peu oublier la robe blanche et opter pour les pastels ou le blanc cassé, sans parler du noir, de l’or de l'argent ou des imprimés multicolores. Le voile demeure intouchable, petit ou grand, il fait le mariage.
Le bouquet, lui, peut être remplacé par un très beau missel de famille.
S'il y a encore une dizaine d’années, les familles, en particulier la mère, la tante ou la grand-mère, avaient leur mot à dire., c’est aujourd’hui, la mariée qui impose le choix de sa robe. La tâche du couturier est alors d’être assez diplomate pour que la robe ne choque personne et plaise à tout le monde. Dur travail pour trouver une idée à la fois jolie et originale en harmonie avec le concept des parents, parfois très classique, et l'envie de la mariée qui rêve depuis son enfance à ce jour exceptionnel et inoubliable où elle est la reine de la fête.
La fête est plus intimiste, pour des gens que l'on aime. Elle est réservée à son clan.
Un clan qui lui aussi a changé de tenue. Dans les années 1980, les mères et les belles-mères se sont un peu trop cru au prix de Diane ou à Bagatelle. Eux, ces messieurs, restaient immuables, impeccables et ennuyeux. La mariée hésitait entre la copie de la couturière de Versailles et la robe du final du grand couturier d'il y a trois ans.
Les enfants étaient souvent ce qu’il y a de plus réussi. Et ceci, à la ville comme à la campagne ! « Aujourd'hui, J'apprécie ce retour à la tradition bon-ton », confiait Christian Lacroix. « J’aime cette nostalgie un peu discrète de Mort à Venise pour les femmes, des mariées qui utilisent des voiles de familles sur des robes comme sorties d’un grenier intemporel, des hommes et des enfants parfaits de tradition. À l’extrême, pourquoi pas un retour au style mariage royal comme ceux vécus dans nos monarchies européennes.
Tradition certainement, mais on va peut-être un peu oublier la robe blanche et opter pour les pastels ou le blanc cassé, sans parler du noir, de l’or de l'argent ou des imprimés multicolores. Le voile demeure intouchable, petit ou grand, il fait le mariage.
Le bouquet, lui, peut être remplacé par un très beau missel de famille.
S'il y a encore une dizaine d’années, les familles, en particulier la mère, la tante ou la grand-mère, avaient leur mot à dire., c’est aujourd’hui, la mariée qui impose le choix de sa robe. La tâche du couturier est alors d’être assez diplomate pour que la robe ne choque personne et plaise à tout le monde. Dur travail pour trouver une idée à la fois jolie et originale en harmonie avec le concept des parents, parfois très classique, et l'envie de la mariée qui rêve depuis son enfance à ce jour exceptionnel et inoubliable où elle est la reine de la fête.
Cécile Edouard
pour le Bottin Mondain 1994.
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